Dès août prochain, le tronc commun arrive dans le secondaire, et avec lui, le tout nouveau cours de Sciences humaines.
Depuis un an déjà, les équipes des secteurs « Sciences humaines » et « Sciences économique et sociale » sont à vos côtés lors des ateliers et des formations pour préparer cette transition ensemble.
Pour vous faciliter la vie, nous avons créé toute une série d’outils pratiques. Aujourd’hui, nous sommes ravis de vous les présenter regroupés dans une infographie PDF super pratique, où tous les liens sont cliquables.
Dans la formation géographique, l’axe 1 concerne la capacité à lire/décrire des espaces. En d’autres mots, l’élève doit être capable de reconnaître des occupations du sol et de les interpréter (en termes de fonctions, d’enjeux, …) C’est en reconnaissant ces éléments qui composent/structurent les espaces que l’élève va pouvoir comprendre ce que raconte un espace et en construire son récit géographique : son évolution (dynamique spatiale), ses activités humaines (occupations du sol et fonctions) et les relations entre ces activités humaines et l’environnement (composante naturelle et composante humaine).
Quels supports pour développer cette capacité à lire des espaces ?
La vue aérienne oblique ou verticale, la vue au sol ou la sortie sur le terrain sont les supports/moyens pour observer les occupations du sol.
Aujourd’hui, le développement des globes virtuels (par ex : Google Earth) et des géoportails nous permet
d’accéder à des vues aériennes d’hier et d’aujourd’hui.
de pratiquer de manière permanente le changement d’échelle grâce au zoom permet de reconnaître les occupations du sol à une échelle locale ou exemplifier des structures plus globales.
de comparer des espaces proches et lointains sans changer de support pour en identifier des constantes ou des singularités.
Voici deux outils numériques gratuits et faciles d’utilisation pour observer des occupations du sol :
– Image satellitaire d’aujourd’hui (cliquer sur le cadre en bas à gauche et sélectionner la vue satellitaire) – Vue verticale et oblique (en modifiant l’inclinaison de la vue –> boussole en bas à droite) – Vue 2D – Vue 3D – Vue au sol (avec street view –> bonhomme en bas à droite) – Vues disponibles depuis 1985 jusqu’à aujourd’hui (outil remonter le temps dans la barre de menu) – Création d’un projet à partager avec les élèves (sélection préalable des occupations du sol caractéristiques des espaces agricoles, déforestés, urbanisés, …)
– Accessible sur smartphone, PC ou tablette – Aucune connexion à un compte pour les élèves n’est requise.
– Vues disponibles depuis 2014 qui correspond à la date de publication. (Pour vérifier la date de capture, il faut cliquer sur la vue, une fenêtre s’ouvre avec les métadonnées de la vue : date de capture, de publication, résolution, etc … ) – Affichage de vues à deux moments différents avec l’option balayage (swipe) (3ème outil dans la barre de menu de gauche) – Partage de la vue grâce au bouton lien (5ème outil sur la carte en haut à gauche)
– Accessible sur smartphone, PC ou tablette – Aucune connexion à un compte pour les élèves n’est requise
Comment apprendre à l’élève à reconnaître les occupations du sol ?
choisir des échelles adéquates et des espaces qui illustrent des occupations du sol significatives en lien avec les processus, d’espaces clés, …
identifier des indices visuels qui permettent de les reconnaître n’importe où : forme, taille, couleurs, textures, présence d’éléments caractéristiques de l’occupation du sol, …
proposer de passer par la vue au sol (street view) pour faciliter la reconnaissance de certains indices.
confectionner un imagier des occupations du sol incontournables. Voici une proposition ICI
Au-delà des situations d’apprentissage, sur notre site vous trouverez plusieurs outils permettant de réactiver spécifiquement des savoirs contextuels ou conceptuels.
Quelques outils sont d’ores et déjà disponibles sur le site :
Un timeline reprenant les faits marquants de la S1 à la S3
L’utilisation d’outils numériques modifient la manière d’enseigner et d’apprendre en géographie.
Il permet de décrire des répartitions spatiales et de mettre en évidence des disparités à n’importe quelle échelle (mondiale, régionale, nationale, ou locale).
L’atlas numérique propose une série de couches qui représentent des composantes du territoires ainsi que des cartes thématiques en lien avec l’urbanisation, la déforestation ou les mutations des espaces agricoles pour la S1 (enrichissement à venir pour la S2 )
Les plus-values de l’atlas numérique par rapport à l’atlas papier sont :
Les données des couches s’adaptent en fonction du zoom (de l’échelle)
Les couches peuvent être comparées par superposition (en ajustant la transparence)
Une série de fonctionnalités comme :
L’exploration en 2D comme en 3D (visualisation du relief)
Le choix de différents fonds de carte parmi une large bibliothèque (imagerie satellitaire, fond de plan gris, topographie, …)
l’outil de mesure : distance, superficie et profil de relief
L’outil de balayage qui permet de comparer deux vues à deux moments différents, ou une carte thématique à une occupation du sol. (exemple : couche « terres cultivées » et la vue satellitaire)
Annotation d’une carte avec la possibilité de capturer la production.
Vous retrouverez aussi le lien vers l’atlas numérique dans l’onglet numérique de notre site ainsi qu’un tutoriel (il suffit de cliquer sur les images pour accéder à l’atlas ou au tuto)
CSA | Sciences humaines
Il est possible de créer son propre atlas si vous disposer d’un compte arcgis school bundle entièrement gratuit. Il est probable que votre école dispose déjà d’un compte. Renseignez vous auprès de vos collègues du DS en géographie.
Si ce n’est pas le cas vous pouvez faire la demande ici.
Ci-dessous vous trouverez les liens vers les projets Google Earth réalisés pour soutenir les apprentissage dans le cours de sciences humaines du Tronc commun (S1).
Pourquoi utiliser un projet Google Earth ?
Il permet d’aller observer et décrire rapidement différentes réalités à travers le monde. Il permet ainsi d’affiner et de nuancer son regard géographique en ne faisant pas d’un cas une généralité. Il permet la pratique du changement d’échelle du régional au local.
En géographie, il est demandé aux élèves de lire l’espace, en d’autres mots l’élève doit être capable de reconnaître des occupations du sol et de les interpréter (en termes de fonctions, d’enjeux, …)
Différentes fonctionnalités de Google Earth :
L’onglet « afficher les images d’archive » permet de remonter dans le temps, et ainsi d’observer les mutations des espaces (S1)
L’outil de mesure permet, pour sa part, de mesurer une distance ou une superficie ce qui permet d’objectiver une réalité ou de mesurer l’importance d’un processus : étalement urbain, la déforestation ou les mutations agricoles.
L’outil street view (bonhomme en bas à droite) permet d’observer les vues au sol afin d’affiner les caractéristiques des occupations du sol.
Pour vous appropriez un projet GE afin de le modifier, vous devez :
En suivant ce lien, vous accéderez à une courte vidéo vous présentant le fil rouge de la formation historique pour le cours de sciences humaines du Tronc commun S1.
Dans le volet de la formation historique du cours de sciences humaines du tronc commun, le concept de multiculturalité est développé en 1ère secondaire.
En cliquant sur le bouton ci-dessous, vous accèderez à un document d’accompagnement destiné à expliciter aux enseignants ce qui est attendu concernant ce concept.
Grâce à ce géoportail Ecorégions 2017, partez à la découverte des biomes/espaces protégés avec vos élèves. Pour chaque biome/espaces protégé, une série de photos de paysages est associée et un hyperlien permet d’avoir de plus amples informations sur la faune et la flore.
A partir du géoportail,
En S1 :
l’élève peut se représenter ce qu’est la forêt tropicale, la forêt boréale, la forêt tempérée. Il se rend compte que ces espaces peuvent être composés de différents paysages.
l’élève peut mesurer l’importance de la protection de ces espaces afin de mettre en évidence les effets positifs ou négatifs de la déforestation.
En S4 (en 4ème) ,
l’élève peut décrire en quelques mots les paysages naturels : forêt tropicale humide, savane, désert, forêt tempérée, forêt boréale, steppe et toundra sur base des différentes photos. Il peut ainsi nuancer sa description grâce aux différents paysages pour un même biome. Sur la base de ces descriptions, l’élève est en mesure de rédiger un bref commentaire pour faire le lien avec les spécificités du climat associé au biome. Il peut également représenter schématiquement et nommer sur une carte vierge ces biomes.
En S5 (en 5ème)
l’élève peut décrire en quelques mots les paysages naturels : garrigue/maquis, forêt de feuillus, taïga, toundra sur la base des différentes photos. Il peut ainsi nuancer sa description grâce aux différents paysages pour un même biome. L’élève peut également rédiger un bref commentaire pour faire le lien avec les spécificités du climat associé au biome ou encore représenter schématiquement et nommer les grandes régions européennes: bassin méditerranéen, Europe tempérée, Europe continentale, Europe septentrionale.
Ce site EROS de USGS permet d’explorer plus de 100 endroits à travers le monde où les images satellitaires montrent l’évolution de l’occupation du sol à travers le temps, autrement dit la dynamique spatiale.
Earthshots permet d’observer via les images satellitaires comment les hommes et la nature modifient le paysage de la Terre au fil du temps.
La série de satellites d’observation de la Terre Landsat a acquis des données pour la surveillance des masses continentales de la planète depuis 1972. Les vastes archives contenant des millions de scènes Landsat sont gérées par le Earth Resources Observation and Science Center (EROS) de l’U.S. Geological Survey (USGS) à Sioux Falls, dans le Dakota du Sud. Les images affichées dans Earthshots sont des exemples de données Landsat qui aident les scientifiques du monde entier à mieux comprendre comment les hommes et la nature modifient le paysage.
Pour chaque lieu,
Une série d’images satellitaires prises à différentes dates est disponible
Les coordonnées géographiques sont disponibles par la géolocalisation du lieu ( Possibilité de l’ajouter dans un projet Google Earth)
Un bref commentaire explique les changements observables/ou donne des éléments caractéristiques observables sur l’image satellitaire.
Des Zooms plus détaillés sur le lieu concernés (voir Contenu annexe).
La sélection peut se faire via le globe ou en choisissant un processus qui participe à l’évolution d’un territoire.
Rédiger une raison de confiance ou de méfiance ne s’improvise pas. Cela s’apprend tout au long du parcours scolaire.
En S1, l’élève apprend la pertinence d’une information, et en S2, il commence à apprendre la rédaction de raisons de fiabilité simples.
Les conditions de réalisation : Afin d’apprendre au mieux le critique historique, certaines conditions de réalisation sont indispensables. Vous les retrouverez dans l’article suivant.
Apprendre à rédiger une raison de confiance ou méfiance n’est pas inné. Une structure ou des modèles peuvent aider les élèves lorsqu’ils débutent dans cet apprentissage.
Une liste non-exhaustive d’arguments provenant du guide de l’enseignant de différents CESS. La catégorisation de ceux-ci est uniquement indicative.
Pyramide de la critique:un outil d’étayage pour aider les élèves à réaliser les différentes étapes de la critique historique telle que travaillée dans les CESS.
En S2 et S3, l’élève sera amené à rédiger une raisons de se fier ou de se méfier d’une trace ou d’un travail postérieur sur la base de critères précisés. Ces critères sont précisés dans la pyramide de la critique.
Vous connaissez probablement le jeu « Timeline » vendu en magasin.
Le principe de celui-ci reste identique : seul ou en petits groupes, les joueurs doivent organiser chronologiquement les différents faits sans regarder leur date.
Au-delà d’un travail évident sur la connaissance des dates des faits marquants, c’est aussi l’organisation chronologique qui est travaillée.
Les joueurs doivent en effet réfléchir à l’antériorité, simultanéité et postériorité d’un fait par rapport à un autre.
Pour accéder au pdf des cartes du timeline, c’est ici