Dans la formation géographique, l’axe 1 concerne la capacité à lire/décrire des espaces. En d’autres mots, l’élève doit être capable de reconnaître des occupations du sol et de les interpréter (en termes de fonctions, d’enjeux, …) C’est en reconnaissant ces éléments qui composent/structurent les espaces que l’élève va pouvoir comprendre ce que raconte un espace et en construire son récit géographique : son évolution (dynamique spatiale), ses activités humaines (occupations du sol et fonctions) et les relations entre ces activités humaines et l’environnement (composante naturelle et composante humaine).
Quels supports pour développer cette capacité à lire des espaces ?
La vue aérienne oblique ou verticale, la vue au sol ou la sortie sur le terrain sont les supports/moyens pour observer les occupations du sol.
Aujourd’hui, le développement des globes virtuels (par ex : Google Earth) et des géoportails nous permet
d’accéder à des vues aériennes d’hier et d’aujourd’hui.
de pratiquer de manière permanente le changement d’échelle grâce au zoom permet de reconnaître les occupations du sol à une échelle locale ou exemplifier des structures plus globales.
de comparer des espaces proches et lointains sans changer de support pour en identifier des constantes ou des singularités.
Voici deux outils numériques gratuits et faciles d’utilisation pour observer des occupations du sol :
– Image satellitaire d’aujourd’hui (cliquer sur le cadre en bas à gauche et sélectionner la vue satellitaire) – Vue verticale et oblique (en modifiant l’inclinaison de la vue –> boussole en bas à droite) – Vue 2D – Vue 3D – Vue au sol (avec street view –> bonhomme en bas à droite) – Vues disponibles depuis 1985 jusqu’à aujourd’hui (outil remonter le temps dans la barre de menu) – Création d’un projet à partager avec les élèves (sélection préalable des occupations du sol caractéristiques des espaces agricoles, déforestés, urbanisés, …)
– Accessible sur smartphone, PC ou tablette – Aucune connexion à un compte pour les élèves n’est requise.
– Vues disponibles depuis 2014 qui correspond à la date de publication. (Pour vérifier la date de capture, il faut cliquer sur la vue, une fenêtre s’ouvre avec les métadonnées de la vue : date de capture, de publication, résolution, etc … ) – Affichage de vues à deux moments différents avec l’option balayage (swipe) (3ème outil dans la barre de menu de gauche) – Partage de la vue grâce au bouton lien (5ème outil sur la carte en haut à gauche)
– Accessible sur smartphone, PC ou tablette – Aucune connexion à un compte pour les élèves n’est requise
Comment apprendre à l’élève à reconnaître les occupations du sol ?
choisir des échelles adéquates et des espaces qui illustrent des occupations du sol significatives en lien avec les processus, d’espaces clés, …
identifier des indices visuels qui permettent de les reconnaître n’importe où : forme, taille, couleurs, textures, présence d’éléments caractéristiques de l’occupation du sol, …
proposer de passer par la vue au sol (street view) pour faciliter la reconnaissance de certains indices.
confectionner un imagier des occupations du sol incontournables. Voici une proposition ICI
L’utilisation d’outils numériques modifient la manière d’enseigner et d’apprendre en géographie.
Il permet de décrire des répartitions spatiales et de mettre en évidence des disparités à n’importe quelle échelle (mondiale, régionale, nationale, ou locale).
L’atlas numérique propose une série de couches qui représentent des composantes du territoires ainsi que des cartes thématiques en lien avec l’urbanisation, la déforestation ou les mutations des espaces agricoles pour la S1 (enrichissement à venir pour la S2 )
Les plus-values de l’atlas numérique par rapport à l’atlas papier sont :
Les données des couches s’adaptent en fonction du zoom (de l’échelle)
Les couches peuvent être comparées par superposition (en ajustant la transparence)
Une série de fonctionnalités comme :
L’exploration en 2D comme en 3D (visualisation du relief)
Le choix de différents fonds de carte parmi une large bibliothèque (imagerie satellitaire, fond de plan gris, topographie, …)
l’outil de mesure : distance, superficie et profil de relief
L’outil de balayage qui permet de comparer deux vues à deux moments différents, ou une carte thématique à une occupation du sol. (exemple : couche « terres cultivées » et la vue satellitaire)
Annotation d’une carte avec la possibilité de capturer la production.
Vous retrouverez aussi le lien vers l’atlas numérique dans l’onglet numérique de notre site ainsi qu’un tutoriel (il suffit de cliquer sur les images pour accéder à l’atlas ou au tuto)
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Il est possible de créer son propre atlas si vous disposer d’un compte arcgis school bundle entièrement gratuit. Il est probable que votre école dispose déjà d’un compte. Renseignez vous auprès de vos collègues du DS en géographie.
Si ce n’est pas le cas vous pouvez faire la demande ici.
PortWatch permet d’analyser comment les perturbations dans les ports affectent les chaînes d’approvisionnement mondiales. La plateforme simule les effets de ces perturbations sur d’autres pays et secteurs du commerce maritime. Elle propose aussi des scénarios climatiques pour identifier les vulnérabilités face à des événements extrêmes. Ces analyses reposent sur des données modélisées couvrant environ 1 400 ports dans le monde.
Lauréat du Climate Innovation Challenge 2022, PortWatch est un projet collaboratif entre le FMI et l’Environmental Change Institute de l’Université d’Oxford. L’équipe du projet est composée de chercheurs issus de diverses disciplines, notamment la macroéconomie, la modélisation des risques climatiques et la data science. PortWatch a été développé en coopération avec l’ESRI, la Plateforme mondiale des Nations Unies, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce.
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Différentes cartes interactives sont disponibles :
La carte de port (port monitor) informe sur des caractéristiques d’un port au choix comme : les Top 3 des industries – / la part des importations et exportations le type de bateaux entrants et sortants (en temps réel) / les 5 premiers ports avec qui le port a des connexions, la part des types de bateaux
La carte des 100 ports les plus vulnérables aux risques climatiques (climate scenarios) pour les importations ou exportations du pays sélectionné, reflétant les jours annuels d’interruption prévus dus aux dangers liés au climat et les importations du pays sélectionné passant par le port. (4 scénarios possibles)
Une carte sur les « impacts économiques « ( Spillover simulator) estimés au niveau des autres ports suite à une perturbation de 7 jours au port sélectionné. L’impact est présenté par une perte potentielle de % de la capacité de transport des ports interconnectés.
Une carte sur les zones portuaires affectées par les récents aléas.
En Formation géographique 5ème année , ce géoportail permet de mettre en oeuvre les attendus d’apprentissage suivant :
Caractériser des flux de ressources (direction et intensité) en lien avec l’inégale répartition des populations et des ressources en vue d’illustrer le concept de mondialisation
Caractériser l’évolution d’une composante de l’espace en vue d’illustrer les concepts de vulnérabilité/potentialité
Caractériser des aménagements en lien avec la vulnérabilité d’un territoire face à un aléa en vue d’illustrer les concepts de développement et/ou de développement durable
Faire référence à un modèle géographique pour identifier des espaces à risque
Illustrer le concept de mondialisation
Quelques exemples :
Les impacts économiques « colatéraux » avec les autres ports avec Anvers si Anvers est à l’arrêt pour 7 jours : mise en évidence des espaces les plus impactés : la façade maritime européenne de la Mer Baltique en passant par la Mer du Nord, la Manche et la façade atlantique jusqu’au détroit de Gibraltar, le pourtour méditerranéen et un dernier espace la côte nord est américaine (entre Philadelphie et NY)
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Les espaces à risques en lien avec l’aléa cyclonique.
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Les dommages liés au risques climatiques avec la possibilité d’envisager divers scénarios
Le géoportail Global Energy Monitor (GEM) développe et analyse des données sur les infrastructures énergétiques, les ressources et les usages.
A partir de ce géoportail, il est possible d’obtenir des informations à l’échelle mondiale sur les différentes sources d’énergie aussi bien fossile que renouvelable en terme d’extraction, de transport, de production, de financement …
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En choisissant par exemple la distribution des centrales de charbon, on accède à des informations spécifiques sur ce projet et la méthodologie utilisée pour construire la donnée .
Une carte interactive est disponible en fin d’article.
Dans la légende, il est possible de sélectionner le statut de la centrale. Dans le menu en bas à gauche, on peut sélectionner les données sur une région ou un pays, passer à l’image satellitaire comme fond de plan de la vue 2D à la vue 3D.
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En sélectionnant une centrale, une fenêtre contextuelle donne des informations sur le capacité, le production, l’année d’ouverture, … ainsi que l’accès à MORE INFO qui renvoie à une page d’information complémentaire sur l’objet.
A partir du géoportail,
En S5 (en 5ème), l’élève peut :
Annoter la carte pour mettre en évidence la distribution d’une ressource énergétique/fossile à l’aide de repères pertinents.
Rédiger un commentaire pour caractériser l’inégale répartition d’une ressource par rapport aux lieux de consommation en vue d’illustrer le concept de mondialisation. (notion de dépendance)
Identifier sur une carte les pays producteurs et consommateurs et se questionner sur les espaces vides afin d’illustrer le concept de développement.
Créer une storymap pour illustrer le concept de développement durable en comparant 2 pays/régions sur base de l’évolution de leur type de production d’énergie (ex : sélectionner les centrales au charbon opérationnelles, en construction, en projet, ou encore fermée) et mettre en lien avec les politiques énergétiques en vigueur dans les régions.
Créer une storymap pour caractériser le concept de vulnérabilité/potentialité en terme d’accessibilité aux ressources énergétiques/minières en comparant 2 pays ou régions.
Grâce à ce géoportail Ecorégions 2017, partez à la découverte des biomes/espaces protégés avec vos élèves. Pour chaque biome/espaces protégé, une série de photos de paysages est associée et un hyperlien permet d’avoir de plus amples informations sur la faune et la flore.
A partir du géoportail,
En S1 :
l’élève peut se représenter ce qu’est la forêt tropicale, la forêt boréale, la forêt tempérée. Il se rend compte que ces espaces peuvent être composés de différents paysages.
l’élève peut mesurer l’importance de la protection de ces espaces afin de mettre en évidence les effets positifs ou négatifs de la déforestation.
En S4 (en 4ème) ,
l’élève peut décrire en quelques mots les paysages naturels : forêt tropicale humide, savane, désert, forêt tempérée, forêt boréale, steppe et toundra sur base des différentes photos. Il peut ainsi nuancer sa description grâce aux différents paysages pour un même biome. Sur la base de ces descriptions, l’élève est en mesure de rédiger un bref commentaire pour faire le lien avec les spécificités du climat associé au biome. Il peut également représenter schématiquement et nommer sur une carte vierge ces biomes.
En S5 (en 5ème)
l’élève peut décrire en quelques mots les paysages naturels : garrigue/maquis, forêt de feuillus, taïga, toundra sur la base des différentes photos. Il peut ainsi nuancer sa description grâce aux différents paysages pour un même biome. L’élève peut également rédiger un bref commentaire pour faire le lien avec les spécificités du climat associé au biome ou encore représenter schématiquement et nommer les grandes régions européennes: bassin méditerranéen, Europe tempérée, Europe continentale, Europe septentrionale.